Peintre, sculpteur, taggueur, grapheur Jérémy Kus né en 1982 ose réaliser ses envies.
1996 Après avoir observé pendant son enfance les tags et graffitis de Paris et sa banlieue, il ne pouvait que s’y adonner. 7 Ans durant lui tag à son tour. A l’issue d’une arrestation il se met au graffiti, continuité du tag. Dès lors, la fusion avec la peinture se fait. En quête d’évolution, il recherche un style personnel. ¨Surprendre le public¨ Dit-il ! Jouer avec les couleurs est sa passion, celle-ci lui permet d’exposer dans divers lieux culturels dès 2006. Cela le mène à rencontrer Marko93 avec qui, il décore la place Sainte Marthe dans le 10ème arrondissement de Paris pour le défilé du styliste Sadio Bee. La rencontre avec le public lui  offre la possibilité d’écouter la critique ¨la plus intéressante est parfois celle qui s’avère négative pour l’artiste, car construite elle impose un point de vue différent de la plupart du public¨.
Assoiffé de découverte, il s’essaie à la peinture au couteau par laquelle ses œuvres se révèlent à la fois abstraites et figuratives.
En 2012 son œuvre prend une nouvelle tournure, comme pour beaucoup d’artistes le décès d’un proche accentue le besoin de créer sans limite. C’est la perte de son père qui l’emporte dans un nouveau couloir artistique. Il commence par une série de toiles en tracé direct intitulée ¨Dans ma tête¨ qui laisse entrevoir la joie, la tristesse, l’émotion, les larmes le tout dans un style funky, illustrateur, fantastique et expressif. Le public qui le suit n’a plus besoin de voir sa signature pour le reconnaître car ce style lui est très personnel. Ses toiles sont vite devenues des murs qu’il recommence à peindre en pleine rue de Paris 10ème au bord du canal saint Martin.
Aussi, il s’essaie à la sculpture sur bois.
Après 14 expositions depuis 2006, en 2013 il ose à nouveau. Cette fois, il présente un projet de sculptures sur bois dans le cadre du Trophée Jeunes Talents de sa ville d’origine et de résidence, Gennevilliers. Il en sort lauréat après avoir eu un jury qui à son tour a osé lui faire confiance alors qu’il n’avait présenté qu’un simple essai de sculpture. L’exposition de son projet en a surpris plus d’un (public, amis, comité organisateur, jury), puis s’en est suivit des commandes de particuliers et d’entreprises. Pour la réalisation de son projet Jérémy n’a eu d’autres choix que de travailler dans un atelier plus grand, ce qui l’a mené à deux résidences artistiques dans le milieu alternatif parisien.  Actif en atelier il fait des tonnes de rencontres, participe aux expositions communes de ces lieux puis fait parti du groupe de quinze artistes qui en 2013 exposent sur le parvis du centre George Pompidou de Paris. Son envie de découverte lui permet de vivre le travail des artistes avec qui il partage son atelier à Saint-Denis. Il s’ouvre à d’autres types de réalisations artistiques et rencontre le disque vinyle ¨beaucoup le peignent, peu en font quelque chose. Je fais parti de cette minorité, je vais créer des sculptures avec cette matière prestigieuse. Ces dernières se révèlent volumineuses et imposantes.
Ayant décidé de quitter le milieu alternatif cela insinue ne plus avoir d’atelier, chez lui il favorise la peinture c’est aussi la période à laquelle il décide de s’inscrire à des salons d’art contemporain. En juillet dernier il retrouve les joies et la liberté de l’atelier alors la sculpture sur bois qu’il lui manquait tant à reprit son cours. Kus offre un travail contemporain, l’originalité et la diversité de ses œuvres laissent croire qu’il n’a pas finit d’oser réaliser ses envies.